Créer un « Buzz » autour d’un « Fake »… du marketing web 2.0.
C’est par cette phrase incompréhensible bourrée de termes francisés que l’on peut caractériser la dernière tendance marketing sur le net. Pour surfer sur le succès de site tels que Youtube et Googlevideos, et ainsi profiter de leur médiatisation massive ces derniers mois (à savoir le rachat de youtube par google pour 1,65 milliards de dollars) certaines marques n’hésitent pas à diffuser des « fakes » (ou vidéos truquées).
Ce sont des courtes séquences vidéo, apparemment filmées par des amateurs, qui immortalisent des moments insolites et incroyables. Un exemple : la scène se passe en bord de mer. La tempête fait rage, un caméraman amateur brave le danger pour filmer les vagues énormes qui viennent noyer la côte. Puis, au loin, le spectateur distingue une silhouette filante dans le creux d’une vague. Un surfeur dément profite de l’ouragan pour défier des vagues gigantesques et risque ainsi sa vie à la moindre erreur.
Une folie pure et simple me direz-vous ? Pas si sur quand on sait qui a réalisé la séquence qui a largement circulé de boîte mail en boîte mail (voir la vidéo du surfeur)…C’est en effet une grande marque américaine de boisson énergisante qui a eu la bonne idée de profiter de cet engouement des internautes pour les vidéos insolites. Powerade s’est en effet spécialisée dans la réalisation de spots apparemment filmés par des amateurs qui surprennent par hasard un événement extraordinaire.(un autre exemple, l’entraînement de football) De la pub rapide, économique et planétaire…que commence à exploiter d’autres grandes marques comme Nike (voir l’entraînement de Ronaldinho) ou Levi’s (l’attaque de Reykjavik).
Certes cette nouvelle forme de marketing viral semble très efficace, mais les limites sont d’ores et déjà visibles. Rien de plus simple en effet que d’effacer les quelques secondes où l’on voit apparaître la marque en fin de séquence. Vous vous retrouvez alors avec un spot incroyable, largement diffusé…mais complètement anonyme et noyé parmi les millions de vidéos amateur circulants sur le net.